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"Lorsque tu écris l'histoire de ta vie, ne laisse jamais une autre personne tenir la plume pour toi"


Je ne pense pas que vous connaissiez ce personnage hors du commun, Michel Szkolnikoff.

Publié par Michel T sur 23 Avril 2019, 08:21am

Joseph Joanovici, le ferrailleur milliardaire (même époque) fut un aimable amateur à coté de lui..... !

 

Résultats de recherche d'images pour « Michel Szkolnikoff »

 

 

Mandel Szkolnikoff, dit Michel Szkolnikoff, né le 28 janvier 1895 à Szarkowszczyzna dans l'Empire russe (aujourd'hui Sharkowshchyna en Belarus), présumé mort le 10 juin 1945 près de Madrid, en Espagne, est un homme d'affaires, un trafiquant et un des principaux collaborateurs économiques dans la France occupée durant la Seconde Guerre mondiale.

Il existe de nombreux doutes et zones d'ombre sur sa biographie, établie en grande partie après sa mort, par des interrogatoires ou déclarations de témoins pour les différents procès qui suivirent la Libération1 et pour la restitution ou l'héritage des biens qu'il avait acquis sous l'Occupation. Szkolnikoff a lui même donné beaucoup de fausses informations sur sa vie ou enjolivé son passé.

 

Jeunesse en Russie et premières affaires

 

Il nait en 1895 à Szarkowszczyzna1, un petit bourg de la Russie blanche, située à une centaine de kilomètres de la frontière lituanienne. Ce bourg est alors principalement composé d'un ghetto juif. Il n'est pas clair si Szkolnikoff était juif ou karaïte, communauté qui dans la Russie impériale n'était pas considérée comme juive. Si le régime de Vichy ne faisait pas la différence entre Juifs et Karaïtes, le régime nazi ne considérait pas ces derniers comme juifs.

 

Szkolnikoff indiquera être le fils de riches industriels possédant de nombreux immeubles en Russie impériale puis spoliés par la révolution bolchevique, mais cela ne semble pas avoir été le cas. En 1916, à 20 ans, il est grossiste en tissu pour l'armée (il indiquera plus tard avoir été le fournisseur officiel de l'armée impériale), puis après la révolution, de la nouvelle Armée rouge. Il se marie à Raisa Tchernobylski. Il fuit ensuite le régime communiste.

 

Pologne et Belgique

 

On retrouve sa trace dans les années 1920 en Pologne, à Varsovie puis à Dantzig où il exerce le métier de banquier et possède des propriétés. Il semble avoir fait faillite puis avoir fuit en Belgique où il est condamné pour escroquerie.

Arrivée en France et début du trafic de textile sous l'Occupation

Au début des années 1930, il s'installe dans le Sentier à Paris où il est alors connu sous le nom de « Monsieur Michel ». Il semble vivoter bien que soit mentionné qu'il ait revendu des tableaux et bijoux soit disant rapportés de Russie. Ses affaires démarrent juste avant guerre par le négoce avec les grands magasins parisiens3 mais elles vont surtout prospérer sous l'Occupation. Il rachète des usines textiles françaises en difficulté et fait du commerce de draps avec l’armée allemande.

Dès novembre 1940, il fait affaire avec la Kriegsmarine qui va devenir son principal client. Il va alors rencontrer l'Allemande Elfrieda Sanson, surnommée Hélène, proche d'officiers de la marine allemande et qui deviendra sa maitresse.

 

À partir de 1942, la SS prend le dessus sur la Wermarcht comme autorité d'occupation. Hélène Sanson va alors introduire Szkolnikoff dans le premier cercle SS en France en le présentant à l'Hauptsturmführer Fritz Engelke, responsable à Paris des stocks des troupes d'élite de Himmler et à son épouse. Les deux couples sympathisent et deviennent intimes, passant leurs week-ends et vacances ensemble. Szkolnikoff va alors racheter à vil prix des marchandises qui allaient être saisies, pour les céder aux SS, réalisant au passage d'énormes bénéfices

.

Ses revenus sont alors estimés à un à deux millions de francs par mois, des revenus considérables pour l'époque.

En août 1943, alors qu’Engelke se trouve en déplacement en Allemagne, lui et sa maitresse sont arrêtés par le service de la Gestapo en charge de la répression du marché noir et ses demeures sont perquisitionnées. Engelke à son retour à Paris aura quelques difficultés à le faire relâcher. Par la suite, Szkolnikoff va se placer complètement sous l'aile d'Engelke, ne traitant plus qu'avec le service économique de la SS et se consacrant surtout à l'acquisition immobilière qu'il avait débutée l'année précédente.

 

Immobilier et hôtellerie

 

Il fonde de multiples sociétés immobilières et hôtelières ayant leur siège à Monaco (le prince Louis II de Monaco entretenait depuis 1936 des liens financiers privilégiés avec l'Allemagne nazie). Il va ainsi, sous des prête-noms, racheter à bas prix de nombreux palaces sur la côte d'Azur: le Louvre et le Windsor à Monaco, Le Plazza et le Ruhl à Nice, le Majestic et le Martinez à Cannes.

Il est possible qu'il ait agi pour des intérêts allemands souhaitant créer un grand groupe hôtelier sous le contrôle de Goring.

Il se constitue également un important portefeuille immobilier, rachetant une cinquantaine d'immeubles à Paris principalement dans le quartier des Champs-Élysées. Szkolnikoff et sa maitresse résident alors dans leur domicile parisien, au 19, rue de Presbourg, leur villa de Chatou ou dans son château d'Aze en Saône-et-Loire.

Son patrimoine est estimé à deux milliards de francs.

 

Fuite et controverse sur sa mort Dès janvier 1944, il entreprend des voyages en Espagne, semble-t-il pour y mettre à l'abri une partie de sa fortune. Surveillé par la police espagnole, il est arrêté en possession d'une importante quantité de bijoux. Il n'est libéré, sur intervention d'Engelke, que le 26 juin. Mais à cette date la Libération de la France à commencé et il préfère alors rester en Espagne, cherchant néanmoins à sauver son immense fortune immobilière.

Sous le motif de « collaboration avec l’ennemi nazi », les ordonnances du 12 et du 28 décembre 1944 des tribunaux civils de la Seine, de Grasse et de Nice placent sous séquestre ses biens ainsi que ceux des personnes reconnues solidaires, entraînant le démantèlement de la holding Szkolnikoff.

 

Les services secrets du gouvernement provisoire français auraient créé un groupe pour arrêter ou tuer les collaborateurs français réfugiés dans l'Espagne franquiste6. Ce groupe monte un piège à Madrid pour attirer Szkolnikoff, le droguer et le rapatrier en France. Mais le plan ne marche pas comme prévu, Szkolnikoff se défend. Il est finalement assommé, puis drogué et mis dans le coffre d'une voiture qui part vers la frontière française. Mais il meurt dans des circonstances peu claires et son corps est alors abandonné sous un pont près du village d'El Morlar, à une trentaine de kilomètres de Madrid, puis retrouvé plus tard par un paysan dans un champ, en partie carbonisé6. Selon le rapport de la police secrète espagnole, qui sur dénonciation, a arrêté le commando, Szkolnikoff avait une fracture du crane. Le corps en partie carbonisé sera précipitamment identifié par son frère qui sera ensuite rapidement expulsé d'Espagne. Pierre Abramovici, dans sa biographie de Szkolnikoff, pointera des incohérences et indiquera qu'un compte bancaire à Buenos-Aires au nom de Michel Szkolnikoff (Szkolnikoff avait obtenu en Espagne la nationalité argentine) a été actif jusqu'en 1958...... !?.

 

En tant que très riche juif collaborant avec les nazis, son histoire est parfois instrumentalisée par les courants d'extrême droite

 

L’affaire du Martinez

 

« L'empereur du marché noir » et le palace Martinez

 

Mendel, dit Michel Skolnikoff, dit « l'empereur du marché noir ». Ce Russe de confession juive, exilé en France dans les années 1930, a fait fortune en vendant ses tissus à l'armée hitlérienne. Proche d'Himmler, ami des chefs de la Gestapo, qu'il reçoit sans cesse dans ses luxueuses demeures, « Michel » aurait été chargé de créer une immense chaîne hôtelière pour blanchir l'argent nazi. Il a racheté des dizaines d'immeubles et d'hôtels ruinés par la guerre, à Monaco et sur la Côte : le Rulh, le Savoy, le Splendid, le Plazza de Nice, le Carlton de Cannes... En juin 1943, Skolnikoff s'attaque au Martinez et propose à son propriétaire de reprendre ses créances contre une prise de capital. Emmanuel Martinez, criblé de dettes, accepte, mais les sommes promises par «Michel» n'ont, semble-t-il, jamais été versées. Quoi qu'il en soit, les deux hommes se sont fréquentés. Une note des Renseignements généraux, retrouvée aux archives de Nice, mentionne la présence de l'hôtelier Cannois dans quelques-unes des réceptions de Skolnikoff. On lui reproche ses sourires et ses coupes de champagne offerts aux Allemands, qui ont réquisitionné le palace depuis septembre 1943. Martinez est soupçonné d'avoir été leur informateur, il est surtout accusé d'avoir côtoyé de trop près Mendel, dit Michel Skolnikoff, dit « l'empereur du marché noir ». Une autre, signée de la Sûreté nationale de Monaco, le traite de collaborateur, au même titre que Marius Bertagna, son secrétaire particulier depuis vingt ans. Bertagna est pourtant celui qui, à l'automne 1944, dénoncera à la police «l'étranger Martinez» en fuite et ses liens avec Skolnikoff. Après la Libération, les autorités françaises, reconnaissantes, l'installeront à la tête du palace séquestré pour «relations avec l'ennemi». Plus tard, Emmanuel Martinez accusera son ancien homme de confiance de l'avoir volé et trahi. Bertagna l'avait, selon lui, poussé à quitter momentanément la France, en lui assurant qu'il prendrait soin de ses biens durant son absence. Plus tard, Martinez exigera une confrontation devant la justice, mais en 1945, exilé à Milan, il ne peut se défendre.

L'affaire Skolnikoff, des millions en lingots d'or, bons du Trésor, montages financiers complexes, inquiète au plus haut sommet de l'Etat. Pleven parle à la radio d'un «dossier d'envergure nationale». De Gaulle promet un grand procès pour «l'empereur du marché noir », qui s'est fait la belle en Espagne. Trois policiers Français le localisent à Madrid, l'arrestation tourne mal. Le fuyard décède d'un arrêt cardiaque. Skolnikoff est mort. Mais la dette colossale est de 3,9 milliards de francs, à laquelle il a été condamné, n'est pas éteinte pour autant. Ses proches et ses partenaires d'affaires, 49 personnes au total, déclarés «solidaires», sont sommés de rembourser. Parmi eux, en troisième place, figure Emmanuel Martinez. Il n'a plus un sou ? Son palace devra être vendu aux enchères.

 

L'Italien consacrera le restant de son existence à le récupérer. Le 16 mai 1949, il comparaît le devant la haute cour de justice de Lyon. «Il y a devant nous un homme de 67 ans... les yeux pleins de larmes», relate « le Progrès ». A l'audience, les jurés découvrent l'autre visage d'Emmanuel Martinez. Un homme, qui, l'été 1941, a donné la main de Sue, sa fille chérie, à Thomas Kenny, l'envoyé des services secrets britanniques chargé de monter un réseau de renseignement et d'évasion sur la Côte d'Azur. Toux ceux-là, notables, employés promis au STO, communistes, marchands de vin et de tapis, témoignent. «Bien des étrangers et des israélites ont été sauvés par Emmanuel Martinez de la déportation », confie le chanoine Morello. Xavier Feltz, un notaire Strasbourgeois exilé à Cannes : «Sans ses interventions répétées, tenaces et courageuses, je ne serai plus en vie » Acquitté à l'unanimité de l'accusation de relations avec l'ennemi, Emmanuel Martinez, déclare, la mâchoire tremblante : «Vive la France !»

 

Un point important....pour se situer

 

(Pour information, pendant l’occupation, la Banque de France, enfin... Herr Doktor Schaefer  Directeur du Commissariat du haut commandement militaire allemand auprès de la Banque de France faisait régler chaque jour par bon au porteur 500 000 000 de francs, coût de la dette que réglait la France à l’Allemagne, chaque jour , pour entretenir l’armée du III ème Reich...)

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Commenter cet article

roger cousin 08/08/2019 00:10

Bonjour
Intéressant je connais l'homme et son grand rival joinovici j'ai eu loccasion de consulter le dossier de mr michel notamment le dossier des comités confiscation des profits illicites dans lequel se trouvent fe nombreux soys dossiers des RG et des rapports du commissaire pierre Bergé

Michel T 17/08/2019 08:49

Merci pour votre commentaire !!
Michel

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