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"Lorsque tu écris l'histoire de ta vie, ne laisse jamais une autre personne tenir la plume pour toi"


La Belle Otero (1868-1965)-Chanteuse, danseuse, courtisane......

Publié par Michel T sur 3 Décembre 2018, 14:14pm

La Belle Otero (1868-1965)-Chanteuse, danseuse, courtisane......

Ses débuts .

 

À treize ans, elle rencontre son premier amant, un jeune chanteur de trois ans son aîné, Paco, qui lui apprend à danser le flamenco, à chanter et jouer la comédie dans des cafés chantants mais la force aussi à se prostituer.

Quand elle tombe malade, le médecin dénonce la situation de la jeune mineure ; elle est ramenée chez elle, mais sa mère la rejette.

Elle rejoint Paco àLisbonne. Enceinte, son proxénète la force à un avortement qui la rend stérile.

 

En 1882, elle s'installe à Barcelone, où elle rencontre son deuxième amant, Francisco Coll y León, croupier et lui aussi souteneur. Dans ses Mémoires, elle mêlera ses deux premiers amants en une seule et même aventure.

Francisco la fait se produire dans des maisons de jeux et des établissements mal famés sous son nouveau nom de scène Caroline. Chantant et dansant avec une grande sensualité, elle acquiert une petite notoriété qui lui permet d'exercer ses charmes dans de petits cabarets.

 

Aux Folies Bergère en 1894.

Sa rencontre avec le banquier Furtia est décisive. Il achète sa liberté, lui apprend les belles manières et lui décroche des contrats dans de grands cabarets.

Il l'emmène à Marseille puis à Monte-Carlo. En 1889, elle monte à Paris qui est en pleine Exposition universelle et rencontre l'imprésario Joseph Oller, propriétaire du Moulin-Rouge qui fait décoller sa carrière de danseuse exotique.

Elle se produit au Grand Véfour et au Cirque d'été où elle débute le 18 mai 1890

 

En 1890, Ernest Jurgens, coadministrateur de l'Eden Museum de New York, est en visite en France pour dénicher de nouveaux talents. Elle séduit cet imprésario américain qui lui offre une tournée triomphale aux États-Unis.

Revenue à Paris en 1892, elle se fait une spécialité des rôles de belle étrangère aux Folies Bergère et au théâtre des Mathurins sous le nom de « Belle Otero » trouvé par Joseph Oller.

Elle porte des tenues de scènes somptueuses, où des joyaux authentiques mettent en valeur ses seins, dont la renommée est telle que l'on murmure que les coupoles de l'Hôtel Carlton à Cannes auraient été inspirées de leur moulage. Elle fait plusieurs tournées en Europe, en Amérique et en Russie.

 

Sa ​​​​​​​Période de gloire

 

En août 1898, Otero devient « la première star de l'histoire du cinéma » lorsque l'opérateur Félix Mesguich filme un numéro de danse au moyen d'un cinématographe Lumière à Saint-Pétersbourg.

La projection qui a lieu le lendemain au music-hall Aquarium suscite des réactions si violentes que Mesguich est expulsé de Russie.

 

Au début de la première guerre mondiale la Belle Otéro a pris sa retraite. 
Elle aurait pu continuer sa carrière de chanteuse mais elle refusa desormais toutes les demandes. 


Grace à ses amants Carolina Otéro a su accumuler une fortune importante. 
On parle de $ 25 millons de ce qui correspond à environ 300 million Euro aujourd'hui. 
Ceci lui a permis d'achéter une sompteuse demeure dans le quartier de Saint Maurice à Nice. 

D'après Begogna Angulo le Tsar lui a même donne une villa sur la mer noire 
et il y avait diverses maison en France, pas seulement des villas 
egalement des immeubles de rapport, une demeure à Ostende, un yacht et des bijouxde grande valeur.

 

Elle devient l'amie de Colette, et l'une des courtisanes les plus en vue de la Belle Époque, avec la Carmencita, Espagnole comme elle, Liane de Pougy, Cléo de Mérode et Émilienne d'Alençon.

 

Elle entretient avec Liane de Pougy une rivalité tapageuse :

« On se rappelle l'idée qu'elle eut, écrit André de Fouquières, pour éclipser une rivale, d'apparaître un soir au théâtre dans un boléro constellé de diamants.

Mais la femme qu'elle jalousait était Liane de Pougy.

Avertie de l'exhibition qui se préparait, elle arriva, les bras, le cou, les épaules et les mains absolument nus. Quand elle fut dans sa loge, qui faisait face à celle de Caroline Otero, on put voir qu'elle était suivie de sa femme de chambre portant tous ses bijoux »

 

Elle séduit des rois, Édouard VII du Royaume-Uni, Léopold II de Belgique , des aristocrates russes et britanniques , le duc de Westminster, le grand-duc Nicolas de Russie , des financiers, des écrivains tels que Gabriele D'Annunzio et des ministres tel qu’Aristide Briand, qui reste son amant pendant dix ans.

 

Elle fait tourner bien des têtes et serait à l'origine de plusieurs duels et de six suicides, d'où son surnom de la « sirène des suicides ».

 

 

Le déclin.

 

En retraite pendant la Première Guerre mondiale, elle se produit pour soutenir le moral des soldats français.

En 1915, encore belle et au sommet de sa gloire, cependant consciente aussi que sa silhouette est moins fine et que son nouveau répertoire au théâtre , pièces plus classiques , ne servira plus autant son image, elle prend sa retraite et s'installe à Nice.

Elle y achète une maison, Villa Caroline, de quinze millions de dollars courants, mais termine dans un petit hôtel près de la gare où elle peine à payer sa logeuse, car sa fortune de vingt-cinq millions de dollars courants a été dilapidée notamment dans les casinos.

 

Apprenant ses difficultés financières, le directeur du casino de Monte-Carlo (société des bains de mer de Monaco) décide par la suite de payer son loyer et de lui verser une pension jusqu’à sa mort.

 

Cette rente, modeste, lui permettait quand même d'acheter ses repas chez le traiteur voisin, et de les réchauffer sur un réchaud dans sa chambre.

Ceci permet à Carolina Otéro de vivre les 20 dernieres années, de 1945 à 1965

dans le petit Hotel Novelty dans le quartier de la Gare de Nice.

 

Les rêves lui ont permis de continuer ...de 76 ans jusqu' à l'age de 96 ans.

 

Comme d'autres gens qui ont été ruinés pas la dépendance psychologique au casino

elle vit dans la solitude ... seulement les oiseaux sont la pour écouter ses histoires. 

    

Volontiers mégalomane, elle refusa un autographe à un voisin, sous prétexte que « ça valait des millions » .

 

Le Canard Enchaîné relate, vers 1960, qu'elle fit verbaliser deux jeunes baigneuses pour être sorties de la plage en maillot de bain.

 

Elle meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 96 ans, oubliée et pauvre dans sa petite chambre d'hôtel de Nice (meublé Novelty).

 

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